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ÉconomieDécryptage

Prix : 2,17 points de hausse en huit mois, contre 0,79 en 2025

L'indice des prix à la consommation de l'ensemble des ménages gagne 2,17 points entre décembre 2025 et août 2026, contre 0,79 point sur toute l'année 2025. La hausse se concentre sur deux mois, mars et avril, alors que janvier et juin reculent. Ces valeurs décrivent la série corrigée des variations saisonnières, sans dire pourquoi les prix ont évolué ainsi.

Par Adrien PGRAI13 minMis à jour le 6 octobre 2026

Article rédigé et publié automatiquement par une intelligence artificielle, à partir des seules sources officielles citées en bas de page. Ses chiffres ont été contrôlés par un agent de vérification. Il n'a pas encore été relu par la rédaction.

13 min de lectureSommaire

Les prix à la consommation en France ont progressé plus vite cette année que l'an dernier, selon l'indice de l'INSEE. L'indice des prix à la consommation de l'ensemble des ménages, corrigé des variations saisonnières, atteint 102,52 en août 2026. Il se situait à 100,35 en décembre 2025, si bien que la hausse cumulée sur ces huit mois dépasse celle de toute l'année 2025.

Ce constat repose sur une série de l'Institut national de la statistique et des études économiques, et il ne dit rien des causes du mouvement. Il invite pourtant à regarder de près la trajectoire de l'année, car elle n'a rien d'une pente régulière. Deux mois seulement affichent un repli, et deux autres concentrent à eux seuls près des deux tiers de la hausse.

Huit mois ont déjà apporté plus que toute l'année précédente

La comparaison porte sur deux périodes de longueurs inégales, ce qui oblige à préciser exactement ce qui est comparé. D'un côté, l'indice passe de 100,35 en décembre 2025 à 102,52 en août 2026, soit 2,17 points en huit mois. De l'autre, il passe de 99,56 en décembre 2024 à 100,35 en décembre 2025, soit 0,79 point sur douze mois. Le rapprochement reste exact, puisque la période la plus courte est aussi celle où la hausse est la plus forte.

Un point d'indice n'est pas un pourcentage, mais l'écart entre deux niveaux d'un même panier de biens et de services. Pour situer l'ordre de grandeur, l'indice est passé de 100,20 en août 2025 à 102,52 en août 2026, soit 2,3 % sur douze mois. Cette variation annuelle est un calcul de la rédaction, fondé sur deux observations de la même série espacées de douze mois. Elle décrit la série corrigée des variations saisonnières, pas une série brute, et les deux ne se comparent pas directement.

Ramenée à un mois moyen, la hausse de 2026 représente 0,27 point, contre 0,07 point en moyenne mensuelle sur 2025. Ce calcul de la rédaction lisse les écarts entre mois, ce qui masque des mouvements de sens contraire, décrits plus bas. Il aide toutefois à mesurer l'ampleur du changement d'allure entre les deux années, sans rien dire de ce qui l'a produit. La correction des variations saisonnières vise à rendre les mois comparables entre eux, ce qui justifie de les additionner ainsi.

Restent deux précautions de lecture, que la suite de l'article applique à chaque étape de la trajectoire mensuelle. La première consiste à ne jamais rapprocher cette série d'une série brute, dont l'écart mesurerait la correction plus que les prix. La seconde consiste à ne comparer que des observations de la même base d'indice, ici la base de l'année 2025. Les niveaux d'indice cités dans cet article sont tous définitifs selon l'INSEE, dans la dernière mise à jour de la série, datée de la mi-septembre.

Comment l'indice a-t-il évolué mois par mois depuis décembre ?

Le mois de janvier ouvre l'année sur un léger repli, de 0,09 point, qui ramène l'indice de 100,35 à 100,26. Février efface ce repli et le dépasse, avec une hausse de 0,20 point qui porte l'indice à 100,46. Ces deux premiers mois laissent donc l'indice à peine au-dessus de son niveau de décembre, sans annoncer la suite. Le changement d'allure intervient en mars, avec une hausse de 0,76 point qui porte d'un seul coup l'indice à 101,22.

Avril prolonge la hausse de mars avec 0,66 point supplémentaire, ce qui porte l'indice à 101,88 dans la série. Mai ralentit nettement avec seulement 0,28 point de hausse, mais l'indice atteint 102,16, son plus haut niveau de l'année jusque-là. Juin marque le repli le plus net de la période, avec une baisse de 0,38 point qui ramène l'indice à 101,78. Juillet et août repartent à la hausse, de 0,49 puis de 0,25 point, et portent l'indice à 102,27 puis à 102,52.

Ce parcours compte donc six mois de hausse et deux mois de baisse, ce qui rend la trajectoire irrégulière plutôt que continue. Les deux mois de baisse totalisent 0,47 point, un montant à rapprocher des 2,64 points cumulés par les six mois de hausse. La hausse nette de 2,17 points résulte de la différence entre ces deux totaux, et non d'une progression mois après mois.

Le tableau ci-dessous reprend les huit mois, avec pour chacun le niveau de l'indice et la variation par rapport au mois précédent. Les variations sont calculées par la rédaction, à partir de deux niveaux consécutifs de la série, et déclarées comme telles. Une lecture rapide suffit pour repérer les deux mois de baisse, les seuls où la variation change de sens.

MoisIndice (points)Variation sur un mois
Décembre 2025100,35référence
Janvier 2026100,26baisse de 0,09
Février 2026100,46hausse de 0,20
Mars 2026101,22hausse de 0,76
Avril 2026101,88hausse de 0,66
Mai 2026102,16hausse de 0,28
Juin 2026101,78baisse de 0,38
Juillet 2026102,27hausse de 0,49
Août 2026102,52hausse de 0,25

Mars et avril concentrent près des deux tiers de la hausse

Deux mois consécutifs pèsent plus lourd que tous les autres réunis, ce qui donne à la trajectoire sa forme en marche d'escalier. En additionnant mars et avril, on obtient 1,42 point, soit près des deux tiers des 2,17 points gagnés depuis décembre. Les six autres mois se partagent le solde, soit 0,75 point net, avec deux baisses qui viennent en déduire une part. Un tel groupement ne dit rien de la raison pour laquelle ces deux mois se détachent, question que les prix seuls ne tranchent pas.

Pour juger de l'ampleur de mars, il faut le rapprocher des mois de l'année précédente, dont la plus forte hausse mensuelle atteint 0,41 point. La hausse de mars 2026 représente donc presque le double du mois le plus haussier de 2025, une comparaison faite sur la même série. En remontant plus loin, aucun mois n'avait progressé plus fort depuis octobre 2022, où la hausse atteignait 0,95 point. Cette mise en perspective se limite à l'ampleur d'un mois isolé, et ne préjuge ni de sa durée ni de sa répétition.

Après avril, le rythme change nettement, puisque la période de mai à août ajoute seulement 0,64 point net à l'indice. Sur ces quatre mois, l'indice passe de 101,88 à 102,52, avec un repli en juin entre deux périodes de hausse. Le mouvement est donc moins concentré sur la fin de la période que sur son début, où mars et avril dominent. Ce profil est celui que décrit la série, il ne s'interprète pas comme une tendance à venir, qu'aucune donnée ici ne permet d'établir.

Les mois de janvier et de juin sont les deux seuls où l'indice recule d'un mois sur l'autre entre décembre et août. Ces deux reculs ne durent qu'un mois : le repli de janvier est absorbé dès février, celui de juin l'est en juillet. Dans les deux cas, l'indice de retour dépasse le niveau d'avant le repli, ce qui limite la portée de ces reculs. En février 2025, l'indice avait déjà reculé de 0,40 point d'un mois sur l'autre, un repli plus marqué que celui de juin 2026.

Sur douze mois, la hausse se classe au troisième rang en cinq ans

La lecture annuelle compare août 2026 à août 2025, deux observations de la même série séparées de douze mois exactement. L'écart s'établit à 2,32 points, soit 2,3 % environ, une hausse annuelle calculée par la rédaction sur la série corrigée. La période précédente, d'août 2024 à août 2025, avait ajouté 0,82 point (0,8 % environ) selon le même calcul. La hausse sur douze mois est donc près de trois fois plus élevée que celle de la période précédente.

Placée dans une série plus longue, cette hausse annuelle se classe au troisième rang des cinq dernières variations d'août à août. Les deux plus fortes sont celles qui aboutissent à août 2022 et à août 2023, avec 5,14 et 4,46 points. Les deux plus faibles sont celles qui aboutissent à août 2024 et à août 2025, avec 1,71 et 0,82 point. La variation la plus récente est la première à remonter après trois baisses successives de la hausse annuelle.

Le tableau qui suit place ces six mois d'août côte à côte, avec leur niveau et la hausse mesurée sur douze mois. L'indice est passé de 88,07 en août 2021 à 102,52 en août 2026, soit 14,45 points cumulés sur cinq ans. Sur ce total, les deux premières années fournissent à elles seules 9,60 points, soit environ deux tiers de la hausse cumulée. Les trois années suivantes ajoutent les 4,85 points restants, dont près de la moitié vient de la dernière.

La hausse actuelle reste donc inférieure de plus de moitié à la plus forte de la période, celle qui aboutit à août 2022. Elle est en revanche supérieure à celle de la variation qui aboutit à août 2024, ainsi qu'à celle d'août 2025. Une hausse annuelle plus faible ne signifie donc pas un recul des prix, mais une progression plus lente du niveau.

Mois d'aoûtIndice (points)Hausse sur douze mois (points)
Août 202188,07référence
Août 202293,215,14
Août 202397,674,46
Août 202499,381,71
Août 2025100,200,82
Août 2026102,522,32

Comment lire cet indice sans le confondre avec un prix ressenti ?

L'indice mesure l'évolution des prix pour l'ensemble des ménages en France, comme l'indique l'intitulé exact de la série. Il agrège donc des situations très différentes d'un foyer à l'autre, que la moyenne ne permet pas de distinguer entre elles. Un foyer dont la consommation s'écarte de la moyenne peut connaître une évolution de ses dépenses très différente de celle de l'indice. La série ne dit donc rien du prix ressenti par une catégorie de ménages, ni du niveau de vie de qui que ce soit.

La mention CVS de l'intitulé signifie que l'INSEE a corrigé la série des variations saisonnières, c'est-à-dire des mouvements qui reviennent chaque année. Cette correction facilite la comparaison d'un mois à l'autre, puisqu'elle retire ce qui relève du rythme habituel de l'année. Elle a une contrepartie : la série corrigée n'est pas la série brute, et les deux ne donnent pas les mêmes variations mensuelles.

Le niveau d'un indice ne s'interprète pas comme un prix en euros, mais comme une position par rapport à une base. Ici la base est l'année 2025, et l'unité de la série est le point d'indice, qui ne se convertit pas en euros. Un écart en points n'a de sens qu'entre deux niveaux de la même série, ce que respectent tous les calculs de cet article.

La méthode elle-même est mise en cause dans un rapport d'information de l'Assemblée nationale. Le rapport n° 2747 de la commission des affaires économiques, déposé le 4 mai 2026 et consacré à l'évolution du pouvoir d'achat depuis 2017, estime que la façon dont la France pratique les ajustements de qualité conduit à sous-estimer l'inflation : lorsqu'un produit est remplacé par un modèle plus cher, l'écart de prix est le plus souvent compté comme une amélioration de la qualité, et non comme une hausse. Selon le rapport, la dernière étude de l'INSEE chiffrant l'effet de ces ajustements date de 2004 et l'estimait à 0,3 point d'inflation par an. La recommandation n° 3 du rapport demande de se conformer aux recommandations d'Eurostat sur ces ajustements et de publier la méthode retenue pour chaque catégorie de produit. Une recommandation parlementaire n'est pas une décision : l'indice d'août reste calculé selon les méthodes en vigueur à l'INSEE.

Pour lire un chiffre d'indice sans se tromper, quelques réflexes suffisent, et la liste ci-dessous les résume en trois lignes. Le premier réflexe consiste à identifier la série exacte, avec sa base, son périmètre et son mode de correction. Le deuxième consiste à calculer soi-même l'écart entre deux observations de cette série, plutôt qu'à reprendre un pourcentage cité sans source. Le troisième consiste à se demander ce que le chiffre laisse hors champ, avant de le rapprocher de sa propre situation.

  • Identifier la série : base, périmètre, correction des variations saisonnières.
  • Calculer l'écart soi-même entre deux observations de la même série.
  • Chercher ce que le chiffre ne couvre pas : territoires, foyers, catégories de dépenses.

L'indice d'ensemble ne dit ni les postes ni les foyers concernés

Un indice d'ensemble résume de très nombreux prix en un seul nombre, ce qui le rend commode mais forcément grossier. Il ne permet pas de savoir quels postes de dépenses ont tiré la hausse, ni lesquels l'ont freinée au contraire. Ce détail relève d'autres séries de l'INSEE, qui portent chacune sur un poste de dépenses précis et non sur l'ensemble. La présente lecture reste volontairement à l'échelle de l'ensemble des ménages, celle du niveau général de la série corrigée.

La série remonte à janvier 1996, où elle valait 62,99, ce qui permet de replacer chaque mouvement récent dans un temps long. Entre cette première observation et août 2026, l'indice a gagné 39,53 points, soit une progression cumulée d'environ 63 %. Cette progression s'étale sur plus de trois décennies de données mensuelles, et le total seul ne dit rien de sa répartition entre les années. C'est pourquoi l'article privilégie des comparaisons à durée précise, entre des observations dont les périodes sont toutes indiquées.

Dans le fichier, onze des douze mois de 2025 et une partie des observations antérieures portent un indicateur de révision, aucune de 2026 n'en portant. Cet indicateur touche la plupart des niveaux cités hors 2026, pourtant définitifs, et rien ne permet de dire si ceux de 2026 seront revus à leur tour. La série est mensuelle, et l'observation de septembre n'est pas encore publiée à la date de rédaction de cet article. Chaque nouvelle publication pourra donc confirmer, nuancer ou contredire la trajectoire décrite ici, sans que l'on puisse la deviner à l'avance.

Les rubriques Finances et Social prolongent ce sujet avec d'autres séries officielles, traitées selon les mêmes règles de vérification. Le détail par poste de dépenses figure dans l'article sur l'indice de juillet, publié par le journal avant cette lecture d'août. Une lecture d'août par poste aurait un autre périmètre, et ses résultats ne s'additionneraient pas sans précaution à ceux de cet article. Le lecteur qui souhaite vérifier les calculs peut les refaire à partir des niveaux publiés, cités avec leur mois dans le tableau.

Que faudra-t-il regarder à la prochaine publication ?

La prochaine publication apportera l'observation de septembre, à comparer au niveau de 102,52 relevé pour août, avant de tirer une conclusion sur la suite. Une variation mensuelle proche de celle de juillet ou d'août prolongerait la progression sans changer la forme de la trajectoire. Un repli comparable à celui de juin, en revanche, rappellerait que la série peut reculer d'un mois à l'autre. Dans les deux cas, ce sera la comparaison sur douze mois qui permettra de replacer le résultat dans la série longue.

Un premier point à surveiller est la variation sur douze mois, qui se calculera entre septembre et le même mois de l'année précédente. Le deuxième est le rythme mensuel, à comparer aux valeurs déjà relevées cette année, dont l'éventail va d'un repli à une forte hausse. Le troisième est la révision éventuelle des mois antérieurs, que l'INSEE peut signaler et qui modifierait alors les calculs présentés ici. Aucun de ces trois points ne se prévoit à partir des données de cet article, qui décrivent un passé et rien de plus.

Pour un lecteur qui suit son budget, la série d'ensemble donne un repère général, sans se substituer à ses propres relevés. Pour qui compare ses dépenses d'une année à l'autre, l'écart entre deux niveaux de la même série est un repère plus sûr qu'un pourcentage isolé. Pour une organisation qui suit ses coûts, le choix de la série de référence et de sa base change le résultat du calcul. Dans tous les cas, la valeur de l'indice tient à sa méthode de lecture autant qu'à son niveau du moment.

Ces données changent une chose : le rythme des huit derniers mois ne ressemble plus à celui de l'année précédente. Elles ne changent rien à ce que l'indice ne mesure pas : la situation d'un foyer donné, la cause du mouvement, son avenir. La prochaine parution de la série dira si le palier atteint en août se prolonge, se corrige ou s'efface au mois suivant. Elle sera lue, ici comme ailleurs dans la rubrique Économie, avec les mêmes précautions : même série, même base, calculs déclarés.

À lire aussi

Ce que la donnée ne dit pas

La série mesure un agrégat pour l'ensemble des ménages en France : elle ne dit rien de la dispersion des situations individuelles ni des écarts entre territoires.

Une statistique constate une évolution, elle n'en établit pas la cause : rien dans la série n'explique pourquoi mars et avril se détachent des autres mois.

La série est corrigée des variations saisonnières : elle ne se compare pas à une série brute, dont l'écart mesurerait la correction et non le phénomène.

L'indice d'ensemble ne détaille pas les postes de dépenses : la série exploitée ne dit pas quels produits ou services ont contribué à la hausse ou au repli d'un mois.

La série ne contient aucune prévision : elle ne dit pas si le niveau d'août sera prolongé, corrigé ou effacé par la publication suivante.

Dans le fichier, onze des douze mois de 2025 et une partie des observations antérieures portent un indicateur de révision. Il ne dit pas si celles de 2026, plus récentes, seront révisées à leur tour.

Sources

  1. Source primaire

    Indice des prix à la consommation - Base 2025 - Ensemble des ménages - France - Ensemble CVS, 2026-08

    Institut national de la statistique et des études économiquesPublié le 1 août 2026

  2. Enrichissement

    Indicateur d’activité et de chiffre d’affaires

    Institut national de la statistique et des études économiquesPublié le 22 septembre 2026

  3. Source primaire

    Indice des prix à la consommation - Base 2025 - Ensemble des ménages - France - Ensemble CVS

    Institut national de la statistique et des études économiquesPublié le 15 septembre 2026

  4. Source primaire

    Indice des prix à la consommation - Base 2025 - Ensemble des ménages - France - Ensemble CVS

    Institut national de la statistique et des études économiquesPublié le 15 septembre 2026

  5. Enrichissement

    Rapport d'information n° 2747 sur l'évolution du pouvoir d'achat en France depuis 2017 au regard des indicateurs de prix et de consommation

    Assemblée nationalePublié le 4 mai 2026

Questions fréquentes

Quelle est la dernière valeur de l'indice des prix à la consommation ?

La dernière valeur publiée est celle d'août, pour l'indice de l'ensemble des ménages en France corrigé des variations saisonnières. Elle est définitive selon l'INSEE et succède à celle de juillet. Un niveau d'indice se lit toujours par comparaison avec une autre observation de la même série, jamais isolément.

Les prix ont-ils davantage augmenté cette année que l'an dernier ?

Sur huit mois, l'indice gagne plus que sur toute l'année précédente, mais cette comparaison associe deux durées différentes. À durée égale, on compare un mois d'août à l'autre : la hausse annuelle actuelle est nettement plus forte que celle de l'année précédente, selon un calcul de la rédaction.

Où trouver la série et la vérifier soi-même ?

La série est publiée par l'INSEE dans sa banque de données macroéconomiques, où chaque observation se lit avec sa période, son niveau et son statut. Les calculs de cet article reprennent ces niveaux et se refont par simple soustraction, en gardant la même série de bout en bout.

Cet indice est-il un taux d'inflation publié ?

Non : cet article utilise l'indice corrigé des variations saisonnières, pas un taux d'inflation publié. La variation sur douze mois présentée ici est un calcul de la rédaction, fait entre deux observations de la même série. Elle peut différer d'un taux calculé sur une autre série.

Peut-on en déduire ce qui se passera en septembre ?

Non. La série décrit des observations passées et ne contient aucune prévision. La variation de septembre ne sera connue qu'à sa publication, et elle pourra confirmer, nuancer ou contredire la trajectoire des huit derniers mois.

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Cet article appartient à la rubrique Économie, tenue par Adrien PGRAI.

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