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FinancesBrève

Euro à 1,1225 dollar le 2 octobre, plus bas depuis mai 2025

L'euro a enchaîné cinq séances sans la moindre hausse face au dollar, et la dernière a été la plus lourde. Le 2 octobre 2026, la cotation de référence de la Banque centrale européenne a reculé de 0,65 % en une seule journée. Il faut remonter au 16 mai 2025 pour trouver une valeur plus basse dans la série publiée.

Par Camille PGRAI10 min

Article rédigé et publié automatiquement par une intelligence artificielle, à partir des seules sources officielles citées en bas de page. Ses chiffres ont été contrôlés par un agent de vérification. Il n'a pas encore été relu par la rédaction.

10 min de lectureSommaire

Un euro converti en dollars au cours de référence rapportait moins, ce 2 octobre, qu'à n'importe quelle autre date de l'année 2026. La cotation publiée par la Banque centrale européenne pour ce vendredi le confirme sans ambiguïté. Elle place l'euro à son niveau le plus faible face à la monnaie américaine depuis le printemps 2025.

Le mouvement ne se résume pas à une seule séance agitée. La cotation n'a plus progressé depuis le 25 septembre, et la baisse s'est accélérée sur les deux premiers jours d'octobre. Reste à mesurer ce recul à la bonne échelle, car la même série montre aussi un euro bien plus fort qu'au début de 2025.

Le 2 octobre, l'euro tombe au plus bas depuis mai 2025

Le vendredi 2 octobre 2026, la Banque centrale européenne a publié sa cotation de référence la plus basse depuis le printemps 2025. Pour trouver une valeur inférieure, il faut remonter au vendredi 16 mai 2025, à 1,1194 dollar pour un euro. La cotation du 2 octobre ne dépasse ce niveau que de 0,31 centime de dollar, selon un calcul de la rédaction. Entre ces deux dates, aucune cotation publiée par la banque centrale n'est descendue aussi bas.

La comparaison porte sur plus de seize mois de cotations quotidiennes, sans aucune exception dans la série. Elle ne repose ni sur une moyenne ni sur un échantillon, mais sur chaque valeur publiée un jour ouvré. Le niveau de mai 2025 reste donc le repère le plus proche pour situer celui atteint début octobre. Il ne dit rien, en revanche, de ce que la cotation fera lors des prochaines séances.

Le niveau du 2 octobre se lit d'abord comme une rupture avec l'ensemble de l'année 2026. Depuis janvier, la cotation avait évolué dans une fourchette dont le bas se situait à la fin du mois de juin. Cette fourchette a été quittée par le bas dès la première séance d'octobre, à 1,1298 dollar pour un euro. La séance suivante a creusé l'écart, ce qui place les deux dernières valeurs publiées au plus bas de l'année.

Pour un lecteur, une cotation isolée se lit avec celles qui la précèdent. Prise seule, elle peut refléter une journée agitée sans rien changer au mouvement d'ensemble. Ici, la valeur du 2 octobre clôt cinq séances sans hausse, au terme d'un recul de 4,05 % depuis le 21 août, entrecoupé de quelques rebonds. C'est le niveau atteint, plus que l'ampleur de la dernière séance, qui fait l'intérêt de cette cotation.

Que mesure exactement la cotation de référence de la BCE ?

La cotation de référence est publiée par la Banque centrale européenne chaque jour ouvré, et une seule fois par jour. Elle indique combien de dollars des États-Unis vaut un euro au moment où la banque centrale la fixe. La série retenue ici est celle du taux au comptant, c'est-à-dire pour un échange immédiat et sans échéance. Elle est exprimée avec quatre décimales, ce qui permet de suivre des écarts inférieurs au centime de dollar.

Cette précision explique pourquoi les variations se lisent souvent en fractions de centime. Un recul de quelques dix-millièmes paraît négligeable, mais il s'applique à chaque euro converti. Sur des montants importants, ces petites différences finissent par peser dans un budget d'achat ou de vente. La série ne donne cependant aucun montant échangé, et ne permet donc pas de chiffrer cet effet.

La cotation de référence ne correspond pas non plus au prix payé par un particulier en agence ou dans un bureau de change. Les intermédiaires appliquent leurs propres cours, avec une marge que la banque centrale ne publie pas. Le chiffre du 2 octobre décrit donc un état du marché, pas le montant exact reçu par un voyageur. Il reste toutefois le point de comparaison le plus stable pour suivre l'évolution d'une devise dans le temps.

Les jours sans cotation forment une autre particularité à connaître avant toute lecture de la série. Les week-ends et les jours fériés du calendrier de la banque centrale ne portent aucune valeur. Corp Journal ne comble jamais ces trous et ne calcule aucune moyenne sur des jours absents. Les comparaisons de cet article portent donc exclusivement sur des cotations effectivement publiées.

Cinq séances sans hausse, 1,56 % de recul en une semaine

La séquence commence le vendredi 25 septembre, avec une cotation de 1,1403 dollar pour un euro. Le lundi suivant, elle recule à 1,1378 dollar, puis à 1,1355 dollar le mardi. Le mercredi 30 septembre, la valeur publiée reste exactement identique à celle de la veille. Aucune des cinq séances qui ont suivi le 25 septembre n'a donc affiché la moindre hausse.

Les deux premières séances d'octobre ont concentré l'essentiel du mouvement. La cotation est descendue sous le niveau du mercredi dès le jeudi, puis a encore reculé le vendredi. Ce dernier jour, la baisse atteint 0,73 centime de dollar en une seule séance, selon un calcul de la rédaction. C'est le plus fort recul quotidien de la séquence, sans être pour autant le plus fort de l'année.

Sur l'ensemble de la semaine, du 25 septembre au 2 octobre, la cotation a perdu 1,78 centime de dollar. Rapporté au niveau de départ, ce recul représente 1,56 % en cinq séances, selon un calcul de la rédaction. L'écart paraît faible en valeur absolue, mais il s'applique à chaque euro converti en dollars. Il prolonge surtout un recul engagé depuis le 21 août, malgré quelques rebonds.

Cette régularité mérite d'être distinguée d'un simple choc ponctuel. Une baisse brutale suivie d'un rebond aurait laissé la cotation proche de son point de départ. Ici, aucune séance de reprise n'est venue interrompre le mouvement sur toute la semaine. La série ne dit pas pourquoi, et rien dans les données publiées ne permet d'attribuer ce recul à une cause précise.

Date de cotationDollars pour un euro
Vendredi 25 septembre 20261,1403
Lundi 28 septembre 20261,1378
Mardi 29 septembre 20261,1355
Mercredi 30 septembre 20261,1355
Jeudi 1er octobre 20261,1298
Vendredi 2 octobre 20261,1225

Le plancher de juin franchi, la moyenne de septembre dépassée

Avant octobre, la cotation la plus basse de l'année 2026 datait du mercredi 24 juin. Ce jour-là, la Banque centrale européenne avait publié une valeur de 1,1340 dollar pour un euro. Le 2 octobre, la cotation se situe 1,15 centime de dollar en dessous de ce plancher, selon un calcul de la rédaction. La marge reste mince, mais elle suffit à sortir de la fourchette tenue depuis le début de l'année.

Les moyennes mensuelles publiées par la banque centrale offrent une autre échelle de lecture. Celle de septembre 2026 s'établit à 1,1513 dollar pour un euro, après 1,1593 dollar en août. Le mois de juillet reste le plus faible de l'année en moyenne, à 1,1417 dollar pour un euro. Février affichait au contraire la moyenne mensuelle la plus élevée de 2026, à 1,1824 dollar.

La cotation du 2 octobre se situe 2,88 centimes de dollar sous la moyenne de septembre, selon un calcul de la rédaction. La cotation quotidienne était déjà passée sous cette moyenne au cours de la seconde moitié de septembre. Seule la moyenne complète d'octobre dira si ce niveau se retrouve sur l'ensemble du mois. Une moyenne mensuelle lisse les à-coups, et c'est ce qui la rend utile pour comparer les mois entre eux.

Cette lecture par moyennes nuance aussi la comparaison avec juillet. En moyenne, juillet reste plus bas que septembre, alors qu'aucune cotation quotidienne de juillet n'a atteint le niveau du 2 octobre. Les deux mesures ne disent donc pas la même chose, et aucune ne remplace l'autre. Une moyenne décrit un mois entier, tandis qu'une cotation décrit un seul instant.

Combien l'euro a-t-il perdu depuis son sommet de janvier ?

Le point haut de l'année 2026 a été atteint le mercredi 28 janvier, à 1,1974 dollar pour un euro. Depuis cette date, la cotation a perdu 7,49 centimes de dollar, selon un calcul de la rédaction. Rapporté au sommet, le recul atteint 6,26 % en un peu plus de huit mois. Ce recul ne s'est pas fait en ligne droite, puisque la cotation a connu plusieurs rebonds en cours de route.

Le rebond de l'été a culminé le vendredi 21 août, à 1,1699 dollar pour un euro. Entre janvier et cette date, la cotation n'avait perdu que 2,75 centimes en près de sept mois, selon un calcul de la rédaction. Depuis le 21 août, elle a reculé de 4,74 centimes, soit 4,05 % en six semaines. Plus de la moitié du recul enregistré depuis le sommet de janvier s'est donc produite depuis le 21 août.

Le recul se mesure aussi par rapport au début de l'année civile. Le vendredi 2 janvier 2026, première cotation de l'année, la banque centrale publiait 1,1721 dollar pour un euro. L'écart avec le 2 octobre atteint 4,96 centimes, soit 4,23 % selon un calcul de la rédaction. L'année 2026 se traduit donc à ce stade par une baisse de l'euro face au dollar.

Ces points de départ donnent des pourcentages différents, et aucun n'est faux. Le choix de la date de référence change fortement le message, ce qui impose de toujours la préciser. Un recul de 6,26 % depuis le sommet et de 4,23 % depuis le début de l'année décrivent la même cotation. Seule la mention de la date permet au lecteur de les comparer sans contresens.

  • Depuis le sommet du 28 janvier 2026 : recul de 6,26 %, calcul de la rédaction.
  • Depuis la première cotation de l'année, le 2 janvier 2026 : recul de 4,23 %, calcul de la rédaction.
  • Depuis le rebond du 21 août 2026 : recul de 4,05 %, calcul de la rédaction.

Sur un an, l'euro cède 4,50 % mais reste au-dessus de janvier 2025

Un an plus tôt, le jeudi 2 octobre 2025, la cotation de référence s'établissait à 1,1754 dollar pour un euro. La comparaison sur douze mois fait apparaître un recul de 5,29 centimes de dollar. Rapporté à la valeur de l'an dernier, ce repli représente 4,50 % selon un calcul de la rédaction. La moyenne mensuelle de septembre 2025, à 1,1732 dollar, confirme que l'euro se situait alors nettement plus haut.

La perspective change complètement si l'on remonte au début de l'année 2025. Le jeudi 2 janvier 2025, la cotation s'établissait à 1,0321 dollar pour un euro seulement. Le lundi 13 janvier suivant, elle touchait même 1,0198 dollar, sa valeur la plus basse sur toute la période étudiée ici. Par rapport au 2 janvier 2025, l'euro vaut encore 8,76 % de plus en dollars, selon un calcul de la rédaction.

L'essentiel de cette hausse s'est produit au printemps 2025, en quelques mois. La moyenne mensuelle est passée de 1,0807 dollar en mars à 1,1214 dollar en avril, puis à 1,1677 dollar en juillet 2025. Depuis, la cotation a évolué dans une zone plus haute, avec des allers et retours mais sans retour aux niveaux du début de 2025. Le recul actuel laisse donc la cotation nettement au-dessus des niveaux du début de 2025, tout en la plaçant sous tous ceux publiés après le 16 mai 2025.

Cette double lecture évite deux contresens symétriques. Le premier consisterait à voir dans le niveau du 2 octobre un effondrement de l'euro, ce que la série sur près de deux ans ne montre pas. Le second consisterait à ignorer un recul réel, engagé depuis le 21 août et qui porte la cotation sous tous les niveaux publiés après le 16 mai 2025. Les deux constats sont exacts en même temps, et l'un n'annule pas l'autre.

Qu'est-ce que ce niveau change pour les ménages et les entreprises ?

Une cotation plus basse signifie qu'un euro s'échange contre moins de dollars qu'auparavant. Pour régler une somme fixée en dollars, il faut donc mobiliser davantage d'euros qu'en début d'année. À l'inverse, une somme reçue en dollars se convertit en davantage d'euros. Ce mécanisme est purement arithmétique et ne préjuge en rien de l'évolution des prochaines séances.

Les voyageurs qui prévoient des dépenses en dollars sont concernés, au moins en apparence. Le cours qu'ils obtiennent dépend toutefois de leur banque ou de leur bureau de change, et non de la seule cotation de référence. La série publiée par la banque centrale ne renseigne pas ces cours pratiqués. Elle donne une direction, pas le montant exact qu'un particulier recevra au guichet.

Pour les entreprises, l'effet dépend de la devise dans laquelle elles achètent et vendent. Une entreprise qui importe en dollars voit le coût de ses achats augmenter en euros, à prix inchangé dans la devise américaine. Une entreprise qui exporte et facture en dollars encaisse au contraire davantage d'euros pour chaque vente. Les éventuelles couvertures de change de ces entreprises n'apparaissent pas dans la série de référence.

Pour la décision publique, la cotation euro-dollar n'est qu'un indicateur parmi d'autres. Elle ne mesure pas la valeur de l'euro face à l'ensemble des partenaires commerciaux de la zone euro. Une lecture plus large supposerait de suivre l'euro face à d'autres monnaies, ce que cette série seule ne permet pas. Un recul face au seul dollar peut coexister avec une stabilité face aux autres monnaies, et inversement.

Le 2 octobre a fait passer la cotation euro-dollar sous tous les niveaux de l'année 2026, et sous tous ceux publiés après le 16 mai 2025. La prochaine cotation quotidienne dira si ce plancher tient ou s'il est à son tour franchi. La moyenne mensuelle d'octobre permettra ensuite de mesurer si le décrochage concerne le mois entier. D'ici là, la série ne dit rien de plus que ce qu'elle constate, séance après séance.

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Ce que la donnée ne dit pas

Une cotation de référence constate l'état du marché au moment où la banque centrale la fixe. Elle ne dit rien des cours atteints plus tôt ou plus tard dans la même journée, ni de l'état suivant.

La publication ne renseigne ni les volumes échangés, ni les cours effectivement pratiqués par les banques et les bureaux de change, qui ajoutent leur propre marge.

La série ne comporte aucune prévision : elle ne contient que des valeurs constatées, et le niveau du 2 octobre ne dit rien des séances à venir.

Elle ne donne aucune cause : rien dans les données publiées ne permet d'attribuer le recul de l'euro à une décision, à une statistique ou à un événement particulier.

La cotation euro-dollar est bilatérale : elle ne mesure pas l'euro face aux autres monnaies, ni face à l'ensemble des partenaires commerciaux de la zone euro.

Les week-ends et les jours fériés ne portent aucune cotation. La série présente des trous que la rédaction ne comble pas, et aucune moyenne n'est calculée sur ces jours absents.

Sources

  1. Source primaire

    Exchange Rates — 2026-10-02

    Banque centrale européennePublié le 1 octobre 2026

  2. Contexte

    International Reserves and Foreign Currency Liquidity (IRFCL)

    Fonds monétaire internationalPublié le 19 juin 2026

  3. Source primaire

    US dollar/Euro ECB reference exchange rate, série quotidienne au comptant (Exchange Rates, cotation de référence du dollar des États-Unis contre l'euro)

    Banque centrale européennePublié le 2 octobre 2026

  4. Source primaire

    US dollar/Euro ECB reference exchange rate, moyennes mensuelles (Exchange Rates, série mensuelle du dollar des États-Unis contre l'euro)

    Banque centrale européennePublié le 2 octobre 2026

Questions fréquentes

Pourquoi le cours obtenu en agence diffère-t-il de la cotation de la BCE ?

La cotation de la Banque centrale européenne est un taux de référence relevé une fois par jour, sans marge d'intermédiaire. Les banques et les bureaux de change appliquent leurs propres cours, qui intègrent une marge que la banque centrale ne publie pas. Le cours obtenu au guichet n'est donc pas lisible dans la série de référence.

L'euro est-il au plus bas de son histoire face au dollar ?

Non, la série publiée par la Banque centrale européenne montre des niveaux bien plus faibles au début de l'année 2025. Les cotations de janvier 2025 étaient nettement inférieures à celle du 2 octobre 2026. Le niveau actuel est seulement le plus bas de toutes les cotations publiées après le 16 mai 2025.

Où consulter la cotation officielle de l'euro contre le dollar ?

La Banque centrale européenne publie ses cotations de référence sur son portail de données, chaque jour ouvré. La série quotidienne du dollar des États-Unis contre l'euro y est accessible librement, avec son historique. Les moyennes mensuelles sont publiées dans une série distincte du même portail.

La BCE publie-t-elle une cotation le week-end ?

Non, la cotation de référence n'est publiée que les jours ouvrés. Les samedis, les dimanches et les jours fériés du calendrier de la banque centrale ne portent aucune valeur. La cotation du vendredi reste donc la dernière valeur publiée jusqu'à la séance ouvrée suivante.

Une baisse de l'euro renchérit-elle les achats payés en dollars ?

Arithmétiquement, oui : à prix inchangé en dollars, une somme due dans cette devise demande davantage d'euros quand l'euro recule. L'effet réel dépend toutefois du cours obtenu auprès de l'intermédiaire et d'éventuelles couvertures de change. La série de référence ne mesure ni l'un ni l'autre.

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Cet article appartient à la rubrique Finances, tenue par Camille PGRAI.

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