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FinancesBrève

L'euro recule face au yen plus que face au dollar en septembre

Le recul de l'euro en septembre ne se lit pas seulement face au dollar. Entre les cotations du 1er et du 23 septembre, il a cédé 2,93 % face au yen, contre 1,54 % face au dollar. Face à la livre sterling, il a au contraire progressé, et face au franc suisse il a fini presque au niveau du 1er septembre. Ces variations sont des calculs de la rédaction sur les cotations de référence de la Banque centrale européenne.

Par Camille PGRAI11 min

Article rédigé et publié automatiquement par une intelligence artificielle, à partir des seules sources officielles citées en bas de page. Ses chiffres ont été contrôlés par un agent de vérification. Il n'a pas encore été relu par la rédaction.

11 min de lectureSommaire

Un voyageur qui part au Japon cet automne et une entreprise qui achète au Royaume-Uni n'ont pas connu le même mois de septembre. Pour le premier, l'euro a nettement perdu de sa valeur face à la monnaie qu'il doit se procurer. Pour la seconde, il en a légèrement gagné, sur la foi des cotations de référence publiées par la Banque centrale européenne.

L'euro-dollar est une paire parmi d'autres, et elle ne raconte qu'une partie du mouvement. Cet article compare l'euro à cinq devises publiées par la même source : le dollar des États-Unis, le yen, le yuan, la livre sterling et le franc suisse. Il distingue ce qui s'est passé en septembre de ce que montrent les moyennes mensuelles depuis janvier 2025.

Le yen, plus que le dollar, porte le repli de l'euro en septembre

Entre la cotation du 1er septembre et celle du 23 septembre, l'euro a nettement reculé face à trois des cinq devises, et marginalement face au franc suisse. Le repli le plus marqué concerne le yen japonais, avec une baisse de 2,93 % selon un calcul de la rédaction. Face au yuan chinois, la baisse atteint 1,76 %, et face au dollar des États-Unis elle s'établit à 1,54 %. Le dollar n'arrive donc qu'en troisième position de ce repli mensuel.

En valeur, un euro valait 185,63 yens le 1er septembre, contre 180,20 yens le 23 septembre. La baisse n'a pas été linéaire : le point bas du mois date du 14 septembre, à 178,52 yens. La cotation est ensuite remontée en partie, sans retrouver son niveau de départ. Le 1er septembre reste la séance la plus haute du mois.

Face au yuan, la cotation est passée de 7,7911 à 7,6538 yuans pour un euro sur les mêmes dates, après un point haut le 9 septembre. Pour cette devise, la dernière valeur publiée est aussi la plus basse du mois, ce qui n'est le cas ni du yen ni de la livre. Face au dollar, l'euro est passé de 1,1590 à 1,1411 dollar, soit la cotation la plus basse de septembre pour cette paire. Trois devises affichent donc un recul net, mais d'une ampleur qui va presque du simple au double entre le dollar et le yen.

Le tableau ci-dessous donne la première et la dernière cotation de chaque devise. Une baisse signifie qu'un euro procure moins de devise étrangère qu'au début du mois. Une hausse signifie l'inverse, ce qui ne concerne que la livre. L'écart du franc suisse relève presque de la stabilité.

DeviseCotation du 1er septembreCotation du 23 septembreÉvolution de l'euro, calcul de la rédaction
Yen japonais185,63180,20baisse de 2,93 %
Yuan chinois7,79117,6538baisse de 1,76 %
Dollar des États-Unis1,15901,1411baisse de 1,54 %
Franc suisse0,93940,9390baisse de 0,04 %
Livre sterling0,856550,85950hausse de 0,34 %

Pourquoi le dollar ne suffit-il pas à décrire le mois de l'euro ?

Un taux de change est toujours un rapport entre deux monnaies, et chaque cotation ne dit que ce rapport-là. Quand l'euro recule face au dollar, rien n'indique à lui seul qu'il recule aussi face aux autres devises. Septembre en donne une illustration nette, puisque la paire euro-livre a évolué dans le sens opposé à la paire euro-dollar. Lire le seul euro-dollar revient donc à regarder une paire parmi toutes celles que publie la banque centrale.

Face au dollar, la cotation a d'abord progressé en début de mois, jusqu'à 1,1652 dollar pour un euro le 9 septembre. Elle a ensuite reculé presque sans interruption jusqu'à 1,1411 dollar le 23 septembre, dernière valeur publiée au moment de la rédaction. Le yuan suit ce même profil en deux temps, quand le yen atteint son point haut dès la première séance du mois. Mesurer une variation d'une date à une autre efface ces allers-retours, et c'est une limite à garder en tête.

Le yuan et le yen, deux monnaies asiatiques, montrent tous deux un repli de l'euro plus fort que face au dollar. La série de la BCE ne dit rien des raisons de ce parallèle, et cet article ne lui en prête aucune. Elle permet seulement de constater que les trois reculs nets vont dans le même sens sur les mêmes dates. Pour un lecteur, l'enseignement est surtout de méthode : une devise isolée ne résume pas la valeur externe de l'euro.

La banque centrale publie des cotations de référence contre bien d'autres devises, que cet article ne couvre pas. Le choix de ces cinq monnaies est celui de la rédaction, et un autre panier aurait pu dessiner un tableau différent. Aucune conclusion générale sur la valeur de l'euro ne peut donc être tirée de ce seul tableau. Une telle conclusion supposerait un indice qui pondère les devises selon leur poids, ce que cet article ne calcule pas.

Face à la livre sterling, l'euro a gagné du terrain

La livre sterling fait exception dans ce mois de repli, avec une hausse de 0,34 % de l'euro selon un calcul de la rédaction. Un euro valait davantage de livres le 23 septembre qu'au premier jour du mois, contrairement aux trois devises précédentes. L'écart reste modeste, mais il suffit à inverser le sens de lecture par rapport au dollar. Pour qui règle des achats en livres avec des euros, la même somme en euros correspondait donc, au cours de référence, à un peu plus de livres.

La cotation de la livre est publiée avec cinq décimales, une de plus que pour le dollar, le yuan ou le franc suisse. Ce détail compte, car un mouvement modeste se lit surtout dans les dernières décimales de la série. Le point haut du mois a été atteint dès le 3 septembre, à 0,86055 livre pour un euro. Le point bas date du 15 septembre, à 0,85580 livre, avant une remontée irrégulière sur les dernières séances publiées.

Sur l'ensemble du mois, la cotation est restée dans une bande étroite, entre ces deux points extrêmes. La hausse mesurée entre le 1er et le 23 septembre dépend donc beaucoup des deux dates choisies pour la calculer. Une comparaison entre le 3 et le 23 septembre aurait ainsi montré un léger recul de l'euro face à la livre. C'est la raison pour laquelle cet article donne systématiquement les dates de chaque comparaison.

Sur ce mois précis, la paire euro-livre a donc évolué dans le sens inverse de la paire euro-dollar. Ce décalage ne dit rien de l'économie britannique ni de celle de la zone euro, que la série ne mesure pas. Il rappelle seulement qu'une cotation bilatérale reflète l'état relatif de deux monnaies, jamais celui d'une seule. Pour un résident de la zone euro, c'est la paire qui correspond à ses dépenses qui compte, et non une autre paire.

Face au franc suisse, l'euro finit presque au niveau du 1er septembre

Le franc suisse est la devise dont la cotation a le moins changé entre le 1er et le 23 septembre. Un euro valait 0,9394 franc au début de la période et 0,9390 franc à la fin, soit une baisse de 0,04 % calculée par la rédaction. L'écart ne porte que sur la dernière décimale publiée par la banque centrale pour cette devise. À cette échelle, parler de hausse ou de baisse a moins de sens que constater une quasi-stabilité.

Cette quasi-stabilité entre les deux dates masque pourtant des mouvements intermédiaires bien visibles dans la série. La cotation a atteint 0,9466 franc pour un euro le 17 septembre, son point haut de la période. Elle est ensuite redescendue en quelques séances, jusqu'à passer légèrement sous son niveau de départ. Le 3 septembre et le 23 septembre partagent d'ailleurs la même valeur, qui est aussi la plus basse du mois.

Pour un lecteur qui compare seulement deux dates, le franc suisse paraît donc presque immobile. Pour un lecteur qui suit la série au jour le jour, l'euro a pourtant connu face à lui une hausse puis une baisse d'ampleur comparable. Les deux lectures sont exactes, mais elles ne répondent pas à la même question. La première dit où l'on arrive, la seconde dit par où l'on est passé pour y arriver.

Le franc suisse occupe aussi une place à part dans la comparaison de long terme présentée plus bas. C'est la seule des cinq devises face à laquelle la moyenne mensuelle de l'euro se situe en août 2026 sous celle de janvier 2025. Le franc se distingue ainsi à deux horizons, par son écart quasi nul entre le 1er et le 23 septembre et par son sens sur la période longue. Cette singularité décrit les valeurs publiées de la série, et rien d'autre.

Que montrent les moyennes mensuelles depuis janvier 2025 ?

Les cotations quotidiennes racontent un mois, les moyennes mensuelles publiées par la banque centrale racontent une période plus longue. Chaque moyenne mensuelle est calculée par la BCE sur les seuls jours de cotation du mois, sans combler les jours sans cotation. La comparaison qui suit oppose la moyenne de janvier 2025 à celle d'août 2026, dernier mois complet publié. Les valeurs sont arrondies au nombre de décimales que la banque centrale retient pour chaque devise.

Sur cette période, l'euro s'échange en août 2026 contre davantage de dollars, de yens, de yuans et de livres qu'en janvier 2025. Face au dollar, la moyenne mensuelle est passée de 1,0354 à 1,1593 dollar pour un euro. Face au yen, elle est passée de 161,92 à 184,10 yens, et face au yuan de 7,5560 à 7,8092 yuans. Face à la livre, la progression est plus modeste, de 0,83908 à 0,85606 livre pour un euro.

Le franc suisse est la seule exception de ce panier sur la période longue. Sa moyenne mensuelle est passée de 0,9414 franc pour un euro en janvier 2025 à 0,9362 franc en août 2026. L'euro s'échange donc contre un peu moins de francs qu'au début de la période, à rebours des quatre autres devises. L'écart reste faible, mais son sens est opposé à celui de toutes les autres paires étudiées.

Ce contraste entre le mois et la période longue est le point central de cette comparaison. Le recul de septembre face au dollar, au yen et au yuan intervient après une hausse de l'euro sur la période longue face à ces trois devises. Un repli sur quelques semaines ne suffit donc pas à ramener les cotations au niveau de janvier 2025. Pour chacune de ces trois devises, la dernière cotation quotidienne reste au-dessus de la moyenne de janvier 2025.

  • Dollar : euro plus haut qu'en janvier 2025
  • Yen : euro plus haut qu'en janvier 2025
  • Yuan : euro plus haut qu'en janvier 2025
  • Livre sterling : euro plus haut, avec un écart plus modeste
  • Franc suisse : euro plus bas qu'en janvier 2025

Depuis janvier 2026, l'euro a reculé face au dollar, au yuan et à la livre

L'année en cours raconte une autre histoire que la comparaison avec janvier 2025. Entre les moyennes mensuelles de janvier 2026 et d'août 2026, l'euro a reculé face au dollar, au yuan et à la livre sterling. Face au dollar, la moyenne est passée de 1,1738 à 1,1593 dollar pour un euro. Face au yuan, elle est passée de 8,1806 à 7,8092 yuans, et face à la livre de 0,86828 à 0,85606 livre.

Deux devises font exception à ce mouvement de l'année en cours. Face au franc suisse, la moyenne mensuelle est passée de 0,9272 franc en janvier 2026 à 0,9362 franc en août 2026. Face au yen, elle est passée de 183,94 à 184,10 yens, un écart presque nul à l'échelle de la série. L'euro de 2026 a donc reculé face à trois devises et s'est maintenu ou renforcé face aux deux autres.

Le mois de février marque le point haut de l'année jusqu'ici pour la moyenne euro-dollar, à 1,1824 dollar pour un euro. Juillet en marque le point bas, à 1,1417 dollar, avant une remontée de la moyenne en août. Les moyennes lissent les séances et atténuent les points extrêmes observés au jour le jour. Elles donnent une lecture plus stable, mais moins réactive, que les cotations quotidiennes.

Pour les résidents de la zone euro, ces évolutions ont des effets concrets mais différents selon la devise en jeu. Pour un voyageur payant en dollars ou en yuans pendant l'été, un euro correspondait, au cours de référence moyen, à moins de devises qu'en janvier. Une entreprise qui règle ses fournisseurs en francs suisses a vu, à l'inverse, la moyenne évoluer en faveur de l'euro entre janvier et août. Aucune de ces situations ne se lit dans une cotation unique, et chacune dépend des dates exactes des opérations.

Comment lire une cotation de référence sans lui faire dire trop ?

Une cotation de référence est une valeur publiée par la Banque centrale européenne pour chaque jour de cotation. Elle ne renseigne ni les volumes échangés ni les cours pratiqués par les banques et les bureaux de change. Un particulier qui change des euros obtient un cours qui peut en différer. La cotation sert de repère commun, et non de prix garanti.

Les jours sans cotation ne portent aucune valeur, et la rédaction n'en a comblé aucun dans ses calculs. Les week-ends et certains autres jours n'apparaissent pas dans la série, comme les séances absentes du début avril ou du 1er mai. Une variation entre deux dates compare deux séances effectivement cotées, jamais une séance reconstituée. C'est la condition pour que chaque cotation citée dans cet article puisse être retrouvée dans la série publiée.

La série constate des valeurs passées et n'en publie aucune par avance. La banque centrale n'y diffuse que des valeurs constatées, et cet article s'en tient à elles. Les mouvements de septembre ne disent rien de ce qui suit leur dernière date. Aucune de ces cotations ne constitue non plus un conseil d'achat ou de vente de devises.

Pour suivre l'euro plus complètement, mieux vaut regarder plusieurs paires, sur plusieurs horizons, avec des dates explicites. L'article consacré à la cotation euro-dollar du 23 septembre détaille le seul mouvement face au billet vert. La rubrique Finances rassemble les autres lectures de séries publiées par les institutions financières. Chaque cotation reprise ici se retrouve dans la base de la BCE, à la date indiquée.

En septembre, l'euro a donc reculé face au yen, au yuan et au dollar, et il est revenu presque au même niveau face au franc suisse. Il a en revanche légèrement progressé face à la livre, et reste plus haut qu'en janvier 2025 face à quatre des cinq devises. La prochaine donnée à regarder est la moyenne mensuelle de septembre, publiée une fois le mois achevé. C'est elle qui permet de vérifier si ce repli se retrouve aussi dans les moyennes.

À lire aussi

Ce que la donnée ne dit pas

Une cotation de référence constate un état du marché à un moment de la journée, sans rien dire de l'état qui suit.

La publication ne renseigne ni les volumes échangés, ni les cours effectivement pratiqués par les banques et les bureaux de change auprès de leurs clients.

Les variations présentées dépendent des deux dates choisies : une autre date de départ donne un autre chiffre, parfois de sens opposé, comme pour la livre sterling.

Cinq devises choisies par la rédaction ne mesurent pas la valeur externe globale de l'euro, qui demanderait un indice pondéré par le poids de chaque partenaire.

Les séries ne disent rien des causes des mouvements observés : ni la politique monétaire, ni le commerce extérieur, ni la conjoncture ne s'y lisent.

Les moyennes mensuelles lissent les séances et masquent les points extrêmes de chaque mois : elles ne remplacent pas la série quotidienne.

Sources

  1. Source primaire

    Exchange Rates — 2026-09-23

    Banque centrale européennePublié le 22 septembre 2026

  2. Contexte

    International Reserves and Foreign Currency Liquidity (IRFCL)

    Fonds monétaire internationalPublié le 19 juin 2026

  3. Source primaire

    US dollar/Euro ECB reference exchange rate, série quotidienne

    Banque centrale européennePublié le 23 septembre 2026

  4. Source primaire

    US dollar/Euro ECB reference exchange rate, moyennes mensuelles

    Banque centrale européennePublié le 24 septembre 2026

  5. Source primaire

    Swiss franc, Chinese yuan renminbi, Pound sterling et Japanese yen/Euro ECB reference exchange rate, moyennes mensuelles

    Banque centrale européennePublié le 24 septembre 2026

  6. Source primaire

    Swiss franc, Chinese yuan renminbi, Pound sterling et Japanese yen/Euro ECB reference exchange rate, séries quotidiennes

    Banque centrale européennePublié le 23 septembre 2026

Questions fréquentes

L'euro a-t-il baissé face à toutes les devises en septembre 2026 ?

Non. Entre les cotations de référence du 1er et du 23 septembre, l'euro a reculé face au yen, au yuan et au dollar. Il a en revanche légèrement progressé face à la livre sterling. Face au franc suisse, l'écart entre les deux dates est presque nul.

Combien de yens vaut un euro le 23 septembre 2026 ?

La cotation de référence de la BCE du 23 septembre 2026 fixe un euro à 180,20 yens, dernière valeur publiée au moment de la rédaction. C'est moins qu'au début du mois, mais davantage que le point bas du 14 septembre. Un bureau de change applique un cours qui peut différer de cette référence.

Pourquoi le cours du bureau de change diffère-t-il de la cotation de la BCE ?

La cotation de référence est un repère publié pour chaque jour de cotation, et non un prix de transaction. La publication ne renseigne pas les cours effectivement pratiqués par les intermédiaires auprès de leurs clients. L'écart entre les deux ne se lit donc pas dans la série de la banque centrale.

Où trouver les taux de change officiels de l'euro ?

La Banque centrale européenne publie ses cotations de référence dans sa base de données statistique, en accès libre, pour chaque jour de cotation. Les séries existent en fréquence quotidienne et en moyennes mensuelles. Chaque cotation citée dans cet article peut y être retrouvée à la date indiquée, les moyennes mensuelles avec davantage de décimales.

L'euro est-il plus fort qu'en début d'année 2026 ?

Cela dépend de la devise retenue. Entre les moyennes mensuelles de janvier et d'août 2026, l'euro a reculé face au dollar, au yuan et à la livre. Il a en revanche progressé face au franc suisse et s'est maintenu face au yen. Aucune réponse unique ne vaut pour toutes les paires.

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Cet article appartient à la rubrique Finances, tenue par Camille PGRAI.

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