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RSA, prime d'activité : +12 120 foyers en Île-de-France en un an

Sur un an, le nombre de foyers qui touchent le RSA ou la prime d'activité recule légèrement en France, de 0,24 %. L'Île-de-France suit le chemin inverse, avec une hausse de 1,24 % entre mars 2025 et mars 2026. Les données de la Caisse nationale des allocations familiales dessinent une Île-de-France à contre-courant du reste du pays, et une prime d'activité seule en recul.

Par Julie PGRAI10 minMis à jour le 6 octobre 2026

Article rédigé et publié automatiquement par une intelligence artificielle, à partir des seules sources officielles citées en bas de page. Ses chiffres ont été contrôlés par un agent de vérification. Il n'a pas encore été relu par la rédaction.

Graphique en barres : Le nombre de fo., 193 782 foyers ; Le nombre de fo., 121 219 foyers ; Le nombre de fo., 119 511 foyers ; Le nombre de fo., 115 582 foyers ; Le nombre de fo., 106 741 foyers ; Le nombre de fo., 101 379 foyers ; Le nombre de fo., 56 209 foyers ; Le nombre de fo., 51 867 foyers. Source Caisse nationale des allocations familiales.
Caisse nationale des allocations familiales — foyers
10 min de lectureSommaire

Partout en France, des foyers ouvrent ou perdent chaque mois un droit au RSA ou à la prime d'activité. Sur un an, le solde de ces mouvements est presque nul à l'échelle du pays tout entier. Il varie pourtant fortement d'une région à l'autre, et d'un département à son voisin.

L'Île-de-France gagne des foyers allocataires pendant que la Provence-Alpes-Côte d'Azur, le Nord ou les Antilles en perdent. La prime d'activité seule recule presque partout, tandis que le cumul des deux prestations progresse nettement sur un an. Cet article mesure ces écarts territoire par territoire, à partir des effectifs publiés par la Caisse nationale des allocations familiales.

La France perd 14 190 foyers allocataires en un an

En mars 2026, la Caisse nationale des allocations familiales dénombre 5 979 631 foyers allocataires du RSA ou de la prime d'activité. Un an plus tôt, en mars 2025, le même dénombrement en comptait 5 993 821 sur le même champ. L'écart atteint 14 190 foyers, soit une baisse de 0,24 % en un an. Rapporté à l'ensemble des foyers couverts, ce recul ne change pas l'ordre de grandeur du dispositif.

Ce solde annuel lisse des mouvements plus marqués d'un mois à l'autre. Le total avait atteint 6 075 102 foyers en janvier 2025, le niveau le plus élevé des mois publiés entre octobre 2023 et mars 2026. Il est ensuite redescendu à 5 881 787 foyers en septembre 2025, avant de remonter au cours de l'automne. Comparer un mois de mars à un autre mois de mars évite de confondre une évolution de fond avec un mouvement propre à la saison.

Ce recul national cache une répartition très inégale entre les territoires. Hors Île-de-France, la baisse atteint 26 310 foyers sur la même période de douze mois. L'Île-de-France compense ainsi une large part de ce recul, sans l'effacer pour autant. Le solde national résulte donc de deux mouvements opposés, et non d'un recul uniforme du dispositif.

Le dénombrement porte sur des foyers allocataires, et un second indicateur compte les personnes que ces foyers couvrent. Un foyer compte une seule fois dans le total, quel que soit le nombre de personnes qui le composent. La CNAF range chaque foyer dans une seule situation : RSA seul, prime d'activité seule, ou cumul des deux. Ces situations ne se recouvrent pas, ce qui permet d'additionner leurs effectifs sans double compte.

La région capitale progresse quand le pays recule

En mars 2026, l'Île-de-France compte 991 181 foyers allocataires du RSA ou de la prime d'activité. Ils étaient 979 061 en mars 2025, d'après les mêmes données de la CNAF. La hausse atteint 12 120 foyers, soit 1,24 % en un an. Aucune autre région ne progresse autant en nombre de foyers sur la période.

La région regroupe 16,58 % de l'ensemble des foyers allocataires du pays en mars 2026. Son poids dans le total progresse donc, puisque son effectif monte quand celui du pays baisse. La deuxième hausse régionale, celle de la Guyane, atteint 3 709 foyers sur la même période. Le Grand Est suit avec 1 720 foyers de plus, loin derrière l'Île-de-France.

À l'autre bout du classement, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur perd 9 311 foyers allocataires en un an. Elle passe de 478 633 foyers en mars 2025 à 469 322 en mars 2026. Ce recul est le plus fort de toutes les régions sur la période étudiée. Deux grandes régions évoluent ainsi en sens contraire, sur un même dispositif national et sur les mêmes mois.

La donnée ne dit pas pourquoi une région monte quand une autre baisse. Elle constate des effectifs à une date, sans les rapporter à la population ni à l'emploi local. Plusieurs mouvements différents peuvent produire la même hausse nette, et le jeu ne permet pas de les séparer. Lire cette progression comme une dégradation propre à la région irait donc au-delà de ce que dit le chiffre.

Essonne, Seine-et-Marne et Seine-Saint-Denis portent la hausse

La progression francilienne ne se concentre pas sur un seul département de la région. L'Essonne gagne 2 610 foyers, la plus forte hausse de France métropolitaine sur un an. La Seine-et-Marne suit avec 2 393 foyers de plus, puis la Seine-Saint-Denis avec 2 359. Paris progresse de 1 764 foyers, devant les Yvelines et le Val-d'Oise.

DépartementMars 2025Mars 2026Écart
Essonne100 662103 272+2 610
Seine-et-Marne113 767116 160+2 393
Seine-Saint-Denis192 247194 606+2 359
Paris156 370158 134+1 764
Yvelines90 84992 271+1 422
Val-d'Oise106 557107 882+1 325
Hauts-de-Seine98 15598 530+375
Val-de-Marne120 454120 326-128

Les Yvelines ajoutent 1 422 foyers et le Val-d'Oise 1 325 sur la même période. Les Hauts-de-Seine progressent plus modestement, avec 375 foyers supplémentaires en un an. Le Val-de-Marne est le seul département francilien en recul, avec 128 foyers de moins. Tous les autres départements de la région gagnent des foyers allocataires entre mars 2025 et mars 2026.

La Seine-Saint-Denis reste de loin le département francilien qui compte le plus de foyers allocataires. Elle en dénombre 194 606 en mars 2026, contre 158 134 à Paris à la même date. Sa hausse est pourtant proche de celle de la Seine-et-Marne, qui part d'un effectif bien plus faible. Une même hausse en nombre pèse donc davantage, en proportion, là où les allocataires sont moins nombreux.

Ce classement par écart absolu favorise mécaniquement les départements où les effectifs sont élevés. Il dit où se trouvent les foyers supplémentaires, pas où leur nombre progresse le plus vite. La Guyane, avec un effectif bien plus faible, affiche ainsi une hausse relative sans commune mesure avec les départements franciliens. Les deux lectures, en nombre et en taux, se complètent et ne se remplacent pas.

La prime d'activité seule recule, le cumul progresse sur un an

Au niveau national, le recul se concentre sur une seule des situations recensées par la CNAF. Les foyers qui ne touchent que la prime d'activité passent de 4 172 580 en mars 2025 à 4 132 364 en mars 2026. Ils perdent ainsi 40 216 foyers, soit une baisse de 0,96 % en un an. Ce seul mouvement dépasse le recul du total national, ce qui signifie que les autres situations progressent.

Les foyers qui cumulent le RSA et la prime d'activité passent de 431 330 à 454 963 sur la même période. Leur nombre progresse de 23 633 foyers, soit 5,48 % en un an. Le cumul désigne les foyers qui perçoivent à la fois les deux prestations au cours du même mois de droit. C'est, en proportion, la situation qui progresse le plus vite sur un an, même si son effectif recule depuis janvier 2026.

Le RSA seul progresse beaucoup plus lentement, de 1 389 911 à 1 392 304 foyers. La hausse se limite à 2 393 foyers sur l'ensemble du pays en un an. Le recul de la prime d'activité seule dépasse donc la hausse des deux autres situations réunies. La somme de ces mouvements redonne exactement le recul de 14 190 foyers constaté plus haut.

L'Île-de-France progresse aussi dans chacune des trois situations. Les foyers franciliens qui ne touchent que la prime d'activité passent de 632 501 à 635 819, soit 3 318 de plus. Ceux qui cumulent les deux prestations passent de 75 690 à 80 373, une hausse de 4 683 foyers. La région progresse donc jusque dans la situation qui recule au niveau national.

RSA seul : l'Île-de-France et la Guyane dépassent la hausse nationale

Le RSA seul désigne les foyers qui perçoivent le revenu de solidarité active sans la prime d'activité. En Île-de-France, leur nombre passe de 270 870 à 274 989 entre mars 2025 et mars 2026. La hausse francilienne atteint 4 119 foyers, davantage que la hausse nationale de cette même situation. Le reste du pays, pris ensemble, compte donc moins de foyers au RSA seul qu'un an plus tôt.

La Guyane suit le même chemin, avec une ampleur plus forte encore au regard de sa taille. Ses foyers au RSA seul passent de 21 099 à 24 432, soit 3 333 de plus en un an. Cette hausse, à elle seule, dépasse elle aussi celle de l'ensemble du pays. Le RSA seul recule en revanche dans plusieurs régions, dont Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Martinique.

Tous dispositifs confondus, la Guyane passe de 35 852 à 39 561 foyers allocataires entre mars 2025 et mars 2026. Sa hausse représente 10,35 % de son effectif de départ, un rythme sans équivalent sur la période. Aucun autre territoire ne progresse aussi vite, qu'il s'agisse d'un département ou d'une collectivité d'outre-mer. En nombre de foyers, la Guyane devance même l'Essonne, premier département de métropole par la hausse.

Ces deux territoires n'ont pourtant pas le même poids dans le total national. L'Île-de-France pèse lourd dans l'ensemble des foyers allocataires, la Guyane beaucoup moins. Leur point commun tient à la direction du mouvement, pas à son ampleur relative. Un taux élevé sur un petit effectif et un nombre élevé sur un grand effectif ne racontent pas la même chose.

Où les foyers allocataires reculent-ils le plus ?

Le recul le plus fort en nombre touche les Bouches-du-Rhône, qui perdent 4 880 foyers en un an. Le département passe de 212 578 foyers en mars 2025 à 207 698 en mars 2026. Il reste pourtant parmi les territoires qui comptent le plus de foyers allocataires en France. Son recul pèse lourd dans la baisse de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

  • Bouches-du-Rhône : 4 880 foyers de moins en un an.
  • Martinique : 3 674 foyers de moins, de 60 675 à 57 001.
  • Nord : 2 977 foyers de moins, de 283 100 à 280 123.
  • Pyrénées-Atlantiques : 1 994 foyers de moins, de 60 135 à 58 141.
  • La Réunion : 1 895 foyers de moins, de 166 700 à 164 805.

La Martinique arrive en deuxième position, avec un recul de 3 674 foyers, pour un effectif bien plus faible que celui des Bouches-du-Rhône. La Martinique et La Réunion figurent toutes deux dans cette liste des plus forts reculs. La Guadeloupe recule aussi, de 63 361 foyers en mars 2025 à 61 798 en mars 2026. Les territoires d'outre-mer suivent donc des trajectoires opposées, entre la hausse guyanaise et le recul antillais.

Le Nord, premier département de France par le nombre de foyers allocataires, perd 2 977 foyers en un an. Son recul en nombre reste inférieur à celui des Bouches-du-Rhône, alors que son effectif est plus élevé. En proportion, sa baisse est donc moins prononcée que celle des Bouches-du-Rhône. Les Pyrénées-Atlantiques complètent la liste en métropole, avec un recul plus modeste en nombre.

Ces reculs ne disent pas si les foyers concernés ont trouvé un emploi, déménagé ou perdu leur droit. Le jeu de données décrit un stock à une date, sans les entrées ni les sorties du dispositif. Une même baisse nette peut résulter de nombreuses sorties comme d'un ralentissement des entrées. La lecture prudente consiste donc à constater le solde, sans lui prêter un motif.

Comment lire ces écarts entre départements ?

Un département très peuplé compte mécaniquement plus d'allocataires qu'un département rural, à situation comparable. Les effectifs publiés par la CNAF ne sont pas rapportés à la population, ni au nombre de ménages. Une hausse en nombre ne signifie donc pas que la part de la population couverte augmente. Le jeu ne permet pas de calculer ce taux sans recourir à une autre source démographique.

Pour les personnes concernées, ces chiffres décrivent des droits effectivement ouverts dans leur territoire, mois après mois. Pour la décision publique, ils signalent où le nombre de foyers aidés progresse et où il recule. La progression du cumul sur un an indique davantage de foyers qui perçoivent le RSA en même temps qu'une prime liée à une activité. Elle ne dit rien, en revanche, du nombre d'heures travaillées ni du niveau des revenus concernés.

Les valeurs portent sur un mois de droit et décrivent l'état du dispositif à cette date précise. Elles ne disent pas combien de temps un foyer reste allocataire avant d'en sortir. Un foyer présent en mars 2025 et en mars 2026 peut ne pas l'avoir été entre les deux. Le dénombrement ne suit pas les trajectoires individuelles, il compte des situations à un instant donné.

Les articles déjà publiés par Corp Journal éclairent d'autres facettes du même jeu de données. L'article consacré à l'âge des allocataires détaille les mouvements par tranche d'âge. L'évolution par région sur une période plus longue figure dans l'article consacré aux régions. La page de référence sur le RSA et la prime d'activité revient, elle, sur l'évolution récente du cumul.

La prochaine publication de la CNAF dira si la hausse francilienne se prolonge au-delà de mars 2026. Il faudra regarder en particulier la prime d'activité seule, dont le recul national sur un an porte l'essentiel de la baisse. Le cumul du RSA et de la prime d'activité, en hausse sur un an mais en recul depuis janvier 2026, mérite la même attention. La Guyane et les Bouches-du-Rhône diront enfin si leurs mouvements de l'année relèvent d'une tendance ou d'un écart passager.

À lire aussi

Ce que la donnée ne dit pas

Le dénombrement compte des droits ouverts, pas un besoin : les personnes éligibles qui ne demandent pas le RSA ou la prime d'activité n'y figurent pas.

Les effectifs ne sont pas rapportés à la population : une hausse en nombre dans un département peuplé ne dit pas que la part des habitants couverts augmente.

Un mois de droit décrit un stock à une date : le jeu ne dit rien des entrées et des sorties du dispositif entre les deux mois de mars comparés.

Les effectifs ne portent aucune cause : ni l'emploi local, ni les déménagements, ni un changement de règles ne peuvent être lus dans ces chiffres.

Le décompte ne dit rien des montants versés : un foyer au RSA seul et un foyer qui cumule les deux prestations pèsent autant dans le total.

Le total national comprend un petit nombre de foyers sans département renseigné, absents de tout classement départemental.

Sources

  1. Source primaire

    CNAF, allocataires du RSA et de la prime d'activité agrégés par département (rsa_ppa_s_agg_age_5_dep) — 2026-01-01T00:00:00+00:00

    Caisse nationale des allocations familialesPublié le 1 janvier 2026

  2. Enrichissement

    Inscrits à France Travail par zone d'emploi (mensuelles, brutes)

    Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiquesPublié le 29 septembre 2026

  3. Source primaire

    Allocataires du RSA et de la prime d'activité par âge et département, foyers agrégés par département, mois de droit de mars 2025 et mars 2026

    Caisse nationale des allocations familialesPublié le 1 mars 2026

  4. Source primaire

    Allocataires du RSA et de la prime d'activité par âge et département, foyers agrégés par région et par situation (RSA seul, prime d'activité seule, RSA et prime d'activité), mois de droit de mars 2025 et mars 2026

    Caisse nationale des allocations familialesPublié le 1 mars 2026

  5. Source primaire

    Allocataires du RSA et de la prime d'activité par âge et département, total national des foyers par mois de droit, octobre 2023 à mars 2026

    Caisse nationale des allocations familialesPublié le 1 mars 2026

  6. Source primaire

    Allocataires du RSA et de la prime d'activité par âge et département, total national des foyers par situation et par mois de droit, mars 2025 à mars 2026

    Caisse nationale des allocations familialesPublié le 1 mars 2026

Questions fréquentes

Combien de foyers touchent le RSA ou la prime d'activité en France ?

En mars 2026, la CNAF dénombre 5 979 631 foyers allocataires du RSA, de la prime d'activité ou des deux. Ce total couvre la France entière, outre-mer compris. Il recule légèrement par rapport au même mois de l'année précédente.

Quel département compte le plus de foyers allocataires du RSA ou de la prime d'activité ?

Le Nord arrive en tête, avec 280 123 foyers allocataires en mars 2026. Il devance les Bouches-du-Rhône et la Seine-Saint-Denis dans ce classement. Son effectif recule toutefois sur un an, comme celui des Bouches-du-Rhône.

Le nombre d'allocataires du RSA augmente-t-il en Île-de-France ?

Oui, sur la période mesurée par la CNAF. Les foyers franciliens au RSA seul progressent de 4 119 entre mars 2025 et mars 2026, et ceux qui cumulent RSA et prime d'activité progressent aussi. La donnée constate cette hausse sans en donner la raison.

Quelle différence entre RSA seul, prime d'activité seule et cumul ?

La CNAF range chaque foyer dans une seule de ces situations pour un mois de droit donné. Le RSA seul désigne les foyers qui perçoivent le RSA sans la prime d'activité, et la prime d'activité seule l'inverse. Le cumul regroupe les foyers qui perçoivent les deux prestations le même mois.

Où trouver les chiffres de la CAF par département ?

La Caisse nationale des allocations familiales les publie sur son portail de données ouvertes. Le jeu détaille les foyers et les personnes couvertes par département, par tranche d'âge et par situation. Le dernier mois disponible à la date de rédaction est mars 2026.

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Cet article appartient à la rubrique Social, tenue par Julie PGRAI.

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