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FinancesBrève

L'euro perd 6,51 % face au forint en un an, gagne face au leu

Le 25 septembre 2026, un euro valait 365,28 forints hongrois, contre 390,73 un an plus tôt selon la Banque centrale européenne. Sur la même période, l'euro s'est au contraire renforcé face au leu roumain, au zloty polonais et à la couronne suédoise. Selon la monnaie retenue, l'euro de septembre 2026 apparaît donc plus faible ou plus fort qu'un an auparavant.

Par Camille PGRAI11 min

Article rédigé et publié automatiquement par une intelligence artificielle, à partir des seules sources officielles citées en bas de page. Ses chiffres ont été contrôlés par un agent de vérification. Il n'a pas encore été relu par la rédaction.

11 min de lectureSommaire

Un séjour à Budapest et une commande passée à Bucarest n'ont pas coûté la même chose en euros au fil de l'année écoulée. Face au forint hongrois, l'euro achète nettement moins qu'en septembre 2025. Face aux autres monnaies européennes relevées, il en achète davantage, et les cotations officielles permettent de mesurer précisément cet écart.

Corp Journal a relevé les cotations de référence de la Banque centrale européenne pour sept monnaies, du 25 septembre 2025 au 25 septembre 2026. Six sont des monnaies de pays européens restés hors de la zone euro, la septième est le dollar des États-Unis. Le résultat dessine deux mouvements opposés, que le seul cours contre le dollar ne laisse pas voir.

Un euro plus faible face au forint, plus fort face au leu

Le 25 septembre 2026, la cotation de référence de la BCE donnait 365,28 forints hongrois pour un euro. Un an plus tôt, le même euro en valait 390,73, soit 25,45 forints de plus selon le calcul de la rédaction. Rapporté au point de départ, ce repli de l'euro atteint 6,51 %, le plus marqué des sept monnaies relevées. Face au dollar des États-Unis, l'euro recule aussi, mais de 2,86 % seulement sur la même période.

À l'autre bout du classement, l'euro s'est renforcé face au leu roumain, avec une hausse de 3,94 % en un an. Le zloty polonais vient ensuite avec 2,53 %, devant la couronne suédoise et ses 2,19 %. Les couronnes tchèque et danoise n'ont presque pas bougé, avec des hausses de 0,23 % et de 0,15 %. Chaque variation est un calcul de la rédaction, fait sur deux cotations publiées à un an d'écart.

Entre la plus forte hausse et le plus fort recul, l'écart atteint 10,45 points de pourcentage, selon le calcul de la rédaction. Parler de la force de l'euro sans nommer la monnaie en face mélange donc des mouvements contraires. Sur la même année, l'euro a gagné du terrain face au leu et en a perdu face au forint. Le tableau ci-dessous reprend les deux cotations comparées et la variation qui en découle.

Le dollar n'est pas une monnaie européenne, mais il sert de repère. Corp Journal a déjà consacré un article à sa cotation. Face à lui, l'euro valait 1,1739 dollar le 25 septembre 2025, contre 1,1403 un an plus tard. Le repli face au forint reste nettement plus prononcé.

MonnaieCotation du 25 septembre 2025Cotation du 25 septembre 2026Variation de l'euro sur un an (calcul de la rédaction)
Forint hongrois390,73365,28recul de 6,51 %
Dollar des États-Unis1,17391,1403recul de 2,86 %
Couronne danoise7,4647,4755hausse de 0,15 %
Couronne tchèque24,28924,345hausse de 0,23 %
Couronne suédoise11,048511,29hausse de 2,19 %
Zloty polonais4,26384,3718hausse de 2,53 %
Leu roumain5,07675,2765hausse de 3,94 %

Comment lire une cotation de l'euro dans une autre monnaie ?

La BCE exprime chaque cotation en nombre d'unités de la monnaie étrangère obtenues pour un euro. Quand ce nombre baisse, l'euro achète moins de cette monnaie et se déprécie face à elle. Quand il monte, l'euro achète davantage et s'apprécie, ce qui allège les achats réglés dans cette monnaie. La lecture est donc inverse de celle d'un prix affiché en euros dans un magasin.

Un exemple récent le montre sur le dollar, dont la cotation est publiée chaque jour ouvré. Le 24 septembre 2026, un euro valait 1,1367 dollar, puis 1,1403 dollar le lendemain. L'écart de 0,0036 dollar, calculé par la rédaction, traduit une légère remontée de l'euro en une séance. À montant égal en euros, la contre-valeur en dollars au taux de référence était donc un peu plus élevée le 25 que le 24.

La BCE publie cette cotation une fois par jour ouvré, sans valeur le week-end ni certains jours de fermeture, comme Noël ou le Vendredi saint. Elle constate un état du marché à un moment donné, et non les mouvements intervenus ensuite dans la journée. La publication ne renseigne pas non plus les cours effectivement pratiqués par les banques et les bureaux de change. Le taux de référence sert donc d'étalon commun, pas de prix garanti pour une opération réelle.

Comparer deux dates éloignées demande une précaution supplémentaire, car un taux de change bouge à chaque séance. Deux cotations à un an d'écart ne disent rien du chemin parcouru entre elles. Une monnaie peut finir près de son point de départ après avoir connu de fortes variations dans l'intervalle. C'est pourquoi les sections suivantes regardent aussi les plus hauts et les plus bas de la période.

  • Une cotation en baisse signifie que l'euro achète moins de la monnaie étrangère.
  • Une cotation en hausse signifie que l'euro achète davantage de la monnaie étrangère.
  • Une variation sur un an compare deux dates, et non le chemin parcouru entre elles.

L'euro a parcouru 46,85 forints entre mars et juin

Le parcours de l'euro face au forint ressemble davantage à des montagnes russes qu'à une pente régulière. Le 9 mars 2026, un euro s'échangeait contre 396,38 forints, la cotation la plus haute de toute la période étudiée. Le 16 juin 2026, il n'en valait plus que 349,53, le point le plus bas de la même période. Entre ces deux dates, l'écart atteint 46,85 forints, selon le calcul de la rédaction.

La descente ne s'est pas faite au même rythme tout au long du printemps. Le 10 avril 2026, la cotation s'établissait à 377,2 forints pour un euro. À la cotation suivante, publiée le 13 avril, elle tombait à 366,9, soit 10,3 forints de moins d'une séance à l'autre. Ce n'est pas le seul mouvement brusque de la série, qui montre un repli comparable au lendemain du plus haut de mars.

Depuis le point bas de juin, la cotation est remontée sans jamais retrouver ses niveaux de l'automne 2025. Elle a oscillé pendant l'été, puis s'est maintenue en septembre dans une zone proche de ses niveaux de juillet et d'août. La série ne dit rien des raisons de ces mouvements, et la rédaction ne leur en prête aucune. Elle constate que la cotation, revenue le 9 mars au-dessus de son niveau de départ, a connu tout son repli annuel après ce pic.

Ce parcours rappelle qu'une variation annuelle écrase les détails de la période. Au taux de référence, une même somme en forints demandait nettement plus d'euros en juin qu'en mars. Le repli annuel, lui, ne retient que le point de départ et le point d'arrivée. L'amplitude observée entre mars et juin dépasse d'ailleurs nettement l'écart entre le point de départ et le point d'arrivée.

Le leu roumain a décroché en une séance, à la fin d'avril

Face au leu roumain, l'euro a suivi une trajectoire presque plate pendant l'automne et l'hiver, puis une marche d'escalier. Le 25 septembre 2025, un euro valait 5,0767 lei, et la cotation est restée proche de ce niveau jusqu'au printemps. Le 29 avril 2026, elle s'établissait encore à 5,0981 lei pour un euro. Le lendemain, la BCE publiait 5,1823, soit 0,0842 leu de plus en une seule séance d'après le calcul de la rédaction.

Le mouvement ne s'est pas arrêté là, puisque la cotation a encore progressé dans les jours suivants. Elle s'est ensuite stabilisée à un niveau plus élevé, sans jamais revenir à celui de l'hiver. Le 23 septembre 2026, elle a atteint 5,2785 lei, la cotation la plus haute de toute la période étudiée. Le 25 septembre, elle s'établissait à 5,2765 lei pour un euro.

Sur un an, la hausse de l'euro face au leu atteint 3,94 %, la plus forte des sept monnaies relevées. L'essentiel de ce mouvement tient pourtant en quelques séances, entre la fin d'avril et le début de mai. Avant ce saut, la cotation n'avait presque pas bougé depuis l'automne précédent. La série ne dit pas ce qui s'est produit lors de ce saut, et la rédaction ne l'invente pas.

Ce profil diffère complètement de celui du forint, qui a évolué par étapes pendant plusieurs mois. Une variation annuelle peut ainsi résulter d'un choc isolé ou d'une lente dérive, sans que le chiffre final permette de les distinguer. Pour le leu, une lecture de la cotation en mars ne laissait apparaître aucun mouvement notable. Pour une entreprise française qui règle des factures en lei, la contre-valeur en euros d'une même facture a donc baissé d'un coup au printemps.

Zloty et couronne suédoise : l'euro au plus haut en septembre

Face au zloty polonais, l'euro a touché son niveau le plus élevé de la période le 24 septembre 2026, à 4,3823 zlotys. Son point le plus bas remontait au 27 janvier 2026, à 4,2023 zlotys pour un euro. La cotation du 25 septembre, à 4,3718, se situe donc tout près du sommet de la période. L'essentiel de la hausse s'est concentré sur l'été et sur le mois de septembre.

La cotation de l'euro en couronnes suédoises dessine un parcours voisin, avec un creux en hiver et une remontée ensuite. Le 30 janvier 2026, un euro ne valait que 10,5205 couronnes, le point le plus bas de la période. Le 18 septembre 2026, il en valait 11,2915, le plus haut, avant de s'établir à 11,29 le 25 septembre. Entre janvier et septembre, la couronne suédoise a donc nettement reculé face à l'euro.

Les deux monnaies partagent une même lecture sur la fin de la période. En septembre 2026, l'euro a atteint face à elles ses cotations les plus élevées de toute la période étudiée. Ce constat vaut sur la fenêtre relevée par la rédaction, et non sur l'histoire complète de ces séries. Une lecture sur plusieurs années pourrait situer ces niveaux autrement, et cet article ne s'y risque pas.

Pour un voyageur ou une entreprise qui paie en zlotys ou en couronnes suédoises, cette évolution va dans le sens inverse du forint. À montant égal dans ces monnaies, la contre-valeur en euros calculée au taux de référence a diminué depuis l'hiver. Ce constat ne dit rien de la suite, la série ne comportant que des valeurs observées. Il invite seulement à vérifier la date du taux retenu avant toute comparaison de prix.

Couronnes danoise et tchèque : un euro presque inchangé sur un an

Deux monnaies ont à peine bougé face à l'euro d'un bout à l'autre de la période. La couronne danoise a évolué entre 7,4638 et 7,4759 couronnes pour un euro, des cotations relevées en septembre 2025 et en août 2026. Rapporté à son niveau, cet intervalle est de loin le plus étroit des sept monnaies relevées. La couronne tchèque a davantage varié, entre 24,083 et 24,555 couronnes pour un euro.

Pour la couronne tchèque, le plus haut date du 30 mars 2026 et le plus bas du 26 août 2026. Le mouvement annuel reste faible, puisque la cotation de septembre 2026 se situe à peine au-dessus de celle de septembre 2025. La série a pourtant fait un aller et retour entre le printemps et l'été, avant de revenir près de son point de départ. Une monnaie stable sur un an n'est donc pas une monnaie figée au jour le jour.

La couronne danoise présente un profil encore plus plat, avec des écarts qui ne se lisent qu'aux dernières décimales. Pour un voyageur, cette stabilité rend la conversion presque indépendante de la date retenue. La série ne dit pas pourquoi cette cotation varie si peu, et la rédaction ne lui prête aucune explication. Elle constate seulement une régularité, qui tranche avec le parcours du forint ou du leu.

Ces deux cas rappellent qu'un classement des variations annuelles rassemble des monnaies aux comportements très différents. Une hausse faible peut venir d'une série presque immobile, comme celle de la couronne danoise. Elle peut aussi résulter d'une série plus agitée qui revient près de son point de départ, comme la couronne tchèque. Seule la lecture de la série complète permet de distinguer les deux situations.

Qu'est-ce que ces écarts changent pour un particulier ou une entreprise ?

Pour un particulier, ces cotations indiquent ce que vaut l'euro une fois converti dans chaque monnaie. Une même dépense en forints demande davantage d'euros qu'il y a un an, au taux de référence. À l'inverse, une même dépense en lei, en zlotys ou en couronnes suédoises demande moins d'euros qu'en septembre 2025. Ces comparaisons ignorent toutefois l'évolution des prix locaux, que la série ne mesure pas.

Pour une entreprise française qui achète ou vend dans ces monnaies, les écarts modifient la contre-valeur en euros de ses factures. Un fournisseur payé en forints coûte plus d'euros qu'un an plus tôt, à facture inchangée dans sa monnaie. Un client qui règle en lei rapporte au contraire moins d'euros pour un même montant facturé. Aucune de ces lectures ne vaut conseil, puisqu'elles décrivent seulement une conversion au taux de référence publié.

Ces lectures complètent celles déjà publiées par Corp Journal sur le dollar et sur le yen. Mises bout à bout, elles montrent que l'euro ne suit pas une trajectoire unique. Chaque monnaie a son propre calendrier, avec ses pics, ses creux et parfois ses sauts. Le seul cours contre le dollar ne suffit donc pas à situer l'euro.

Reste la question du point de départ, qui pèse sur toute variation annuelle. Une autre date de départ aurait pu déplacer plusieurs résultats de cet article. Un recul ou une hausse sur un an dépend aussi de la date choisie. C'est pourquoi cet article donne aussi les plus hauts et les plus bas de la période.

Ces classements décrivent la situation au 25 septembre 2026, et rien au-delà. Aux prochaines publications de la BCE, il faudra regarder la cotation de l'euro face au forint depuis son point bas du 16 juin. Même lecture face au leu depuis son saut du 30 avril, puis face au zloty et à la couronne suédoise, où sa cotation a culminé en septembre. Aucune de ces séries ne dit ce qui suivra, puisqu'elles constatent seulement, séance après séance, ce qui a été publié.

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Ce que la donnée ne dit pas

Une cotation de référence constate un état du marché à un moment donné. Elle ne dit rien de l'état suivant, ni des mouvements intervenus dans la même journée.

La publication ne renseigne ni les volumes échangés, ni les cours effectivement pratiqués par les banques et les bureaux de change, ni leurs frais.

La série ne comporte aucune prévision et n'explique aucun mouvement : les causes des variations du forint, du leu ou des autres monnaies ne figurent pas dans la donnée.

Les variations sur un an dépendent des deux dates comparées, et un autre point de départ donnerait d'autres pourcentages. Les plus hauts et plus bas cités ne valent que pour la période étudiée.

La conversion au taux de change ne tient pas compte de l'évolution des prix dans chaque pays. Elle ne dit pas si un séjour ou un achat à l'étranger est devenu plus cher, une fois l'inflation locale prise en compte.

Les week-ends et certains jours de fermeture, comme Noël, le jour de l'An, le Vendredi saint, le lundi de Pâques ou la fête du Travail, n'ont pas de cotation. La rédaction n'a comblé aucun de ces jours et n'a calculé aucune moyenne.

Sources

  1. Source primaire

    Exchange Rates — 2026-09-25

    Banque centrale européennePublié le 24 septembre 2026

  2. Contexte

    International Reserves and Foreign Currency Liquidity (IRFCL)

    Fonds monétaire internationalPublié le 19 juin 2026

  3. Source primaire

    Taux de change de référence de la BCE, cotations quotidiennes de l'euro contre le zloty polonais, la couronne tchèque, le forint hongrois, la couronne suédoise, la couronne danoise et le leu roumain

    Banque centrale européennePublié le 25 septembre 2026

  4. Source primaire

    Taux de change de référence de la BCE, cotation quotidienne de l'euro contre le dollar des États-Unis

    Banque centrale européennePublié le 25 septembre 2026

Questions fréquentes

L'euro a-t-il baissé face au forint hongrois en un an ?

Oui. Selon les cotations de référence de la Banque centrale européenne, un euro achète moins de forints le 25 septembre 2026 qu'un an plus tôt. Parmi les sept monnaies relevées par la rédaction, c'est face au forint que le repli de l'euro est le plus marqué.

Le taux de référence de la BCE est-il celui appliqué par ma banque ?

Non. La BCE publie un taux de référence qui sert d'étalon commun, sans renseigner les cours pratiqués par les banques ou les bureaux de change. La donnée publiée ne dit rien non plus des frais facturés lors d'une opération de change réelle.

Face à quelles monnaies européennes l'euro s'est-il renforcé en un an ?

Parmi les monnaies relevées, l'euro progresse face au leu roumain, au zloty polonais et à la couronne suédoise, et très légèrement face aux couronnes tchèque et danoise. La hausse la plus forte concerne le leu. Elle s'est surtout jouée en quelques séances, entre la fin d'avril et le début de mai 2026.

Où trouver le taux de change euro-forint du jour ?

La Banque centrale européenne publie chaque jour ouvré ses taux de change de référence, dont celui de l'euro contre le forint hongrois. Les séries complètes sont accessibles sur son portail de données. Aucune cotation n'est publiée le week-end ni certains jours de fermeture, comme Noël ou le lundi de Pâques.

Une variation sur un an suffit-elle pour juger l'évolution d'une monnaie ?

Non, car elle ne compare que deux dates. Entre elles, la cotation peut monter puis redescendre, comme celle de l'euro face à la couronne tchèque, ou sauter d'un coup, comme face au leu roumain. Les plus hauts et les plus bas de la période complètent donc utilement la lecture.

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Cet article appartient à la rubrique Finances, tenue par Camille PGRAI.

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